mardi 29 juillet 2014

Ouzbékistan: une nuit dans une yourte!

après un arrêt près du lac Aydarkoul nous sommes arrivés dans ce campement de yourtes où nous allons passer la nuit. Voici celle où nous dormirons mon mari et moi. rustique à l'extérieur mais plutôt colorée à l'intérieur.
je n'ai pas su ce qu'était autrefois cette pièce de métal mais elle va bien dans le paysage
seul notre groupe sera là donc nous serons très confortables!


voici une yourte en construction
quelques chameaux attendent les touristes qui partiront faire une petit tour..
Ici des fourmis transportent des morceaux de paille 4 fois plus gros qu'elles
le contremaître?
moi je n'irai pas faire la balade ; je suis peut-être blasée mais ayant fait un retour de campement, toute une matinée dans le désert du Wadi Rum (Jordanie) je n'ai pas envie de monter 10 mn  pour faire le tour d'un monticule!
ce petit chameau attend sa maman

après une bonne nuit ; un dîner et petit déjeuner somptueux (le mot n'est pas exagéré!) nous sommes sur la route de Samarcande, miroir du monde, centre de l'univers....
en attendant nous croisons la route de rampants ? ou autres animaux évanouis dans la steppe désertique
on retrouve le troupeau et son berger, le même qu'à l'aller? sans doute!
après avoir déposé nos bagages à l'hôtel nous sommes venus faire un tour à pied, le ciel est gris (il a plu à Samarcande les jours avant notre arrivée) un premier point de vue sur la grande place du Reghistan qui est le complexe le plus grandiose d'Asie centrale et l'un des plus beaux de l'islam. On aura l'occasion de le voir et le revoir sous un ciel plus bleu et de l'arpenter

jeudi 17 juillet 2014

Ouzbékistan: dans les steppes de l'Asie centrale.

dernier jour à Boukhara, nous allons visiter le pavillon d'été de l'Emir d'abord nous apercevons ce pavillon genre belvédère qui aurait servi de pavillon pour la favorite
la porte d'entrée de ce palais construit un peu en dehors de la ville fin du XIX° par Akhad Khan , puis agrandi par son fils Alim Khan en 1911-1914 soutenu par les Russes

on y trouve d'ailleurs les 2 influences style décoratif d'Asie centrale et architecture russe (Alim ayant fait ses études à Saint-Pétersbourg était tombé amoureux de la princesse Olga et voulait l'impressionner))
la salle blanche est unique:ses murs sont recouverts d'albâtre blanc finement ciselé sur fonds de miroirs. L'architecte avait interdit l'entrée à Alim pendant la réalisation de cette salle.Quand celui-ci vit le résultat il fut subjugué. Et comme d'habitude on dit qu'Alim Khan nourrit tout de suite le projet de faire tuer l'architecte pour qu'il ne renouvelle pas cet exploit pour quelqu'un d'autre... Mais l'architecte ayant eu vent du complot parvint à s'enfuir. Olga ne vint jamais à Boukhara, elle fut assassinée en 1928 avec les tsars.
En 1920 les soviétiques chassèrent l'émir qui mourut en exil!!!!
un dernier petit tour dans le centre
une visite au fabriquant et montreur de marionnettes


un défilé de mode? Non....
des jeunes filles vont à une fête  de la jeunesse près du minaret Kalon. Nous disons, sur ces belles images,  au revoir à Boukhara car nous partirons le lendemain pour une destination plus nature!
en route on s'arrête dans une maison tenue par une famille d'artisans: les femmes brodent....
les hommes sont à la poterie
nous sommes sur la route de Nourata pas loin de Navoï ,dans le désert de Kysyl Kum. Navoï est une ville industrielle que nous ne découvrirons pas car elle ne présente aucun attrait à part les fumées d'usines. A quelques centaines  de mètres de son aéroport nous nous arrêtons pour regarder ce qui vient d'être restauré: les ruines d'un réservoir d'eau souterrain du XI° siècle appelé Sardoba Rabati Malik 
et de l'autre côté de la route se trouve cette immense portail (fraîchement restauré) d'un caravansérail. Tout au long des routes marchandes on trouvait des caravansérails (de même que dans les villes d'étape) ils sont en quelque sorte les ancêtres des motels: les marchands de tous les horizons s'y croisaient le temps d'une étape sur leurs longues routes. Les portails sont immenses pour laisser passer les chameaux dans leurs cours intérieures; celui-ci est le caravansérail Rabat I Malik
nous voici dans la steppe
le berger en tenue de camouflage!
Nous sommes à Nourata et allons faire une halte dans l'ancienne forteresse d'Alexandre le Grand qui s'y était installé pour préparer la prise de Samarcande
une oeuvre d'art?
ce brave monsieur s'applique à remplir des reçus d'à peine 1 euro par personne pour taxe de photos dans les lieux
toutes ces dames que vous voyez viennent remplir des bouteilles à l'eau qui coule ici: une eau sacrée!
nous sommes ici près de la source sainte Chachma. On dit que le gendre Hazret Ali du prophète Mahomed a heurté le sol avec son bâton faisant ainsi jaillir de l'eau qui est donc sacrée et on vient en ce lieu en pèlerinage. Les mollahs disent qu'elle est miraculeuse en tout cas les nombreux poissons qui s'y trouvent et s'y portent très bien....
prouvant la pureté de l'eau.Ils sont tranquilles car étant "sacrés" personne ne peut y toucher! On dit que le président de la république Karimov se fait livrer de l'eau de la source. Les femmes stériles viennent en pèlerinage, doivent faire 33 fois le tour (dans le sens inverse des aiguilles d'une montre, espérons qu'elles l'ont sur elles pour ne pas se tromper!) puis elles doivent jeter une pièce au fond du puits. Nous avons l'explication du tas de bouteilles..on les remplit à la source et  on  apporte ainsi de l'eau (très riche en minéraux) pour les malades
les ruines de la forteresse
voici le domaine vue du haut
après pas mal de km dans la steppe nous arrivons près du lac Aydar Kul. formé après la construction d'un barrage au Kazakhstan dans les années 1970. Il contiendrait plus d'eau maintenant que la mer d'Aral; il est très poissonneux
on trouve beaucoup de varans dans la steppe alentour mais ici ce n'est qu'un gros lézard pas farouche
Nous allons nous rendre à notre hôtel que je vous montrerai la prochaine fois

lundi 14 juillet 2014

intermède breton (2)

nous allons faire un tour à Carhaix, pour rendre visite à ma mère qui est dans la maison de retraite tout près du château de Kerampuil dont le parc va recevoir la semaine prochaine le festival si célèbre "ds vieilles charrues" nous en apercevons les préparatifs
beaucoup de grillage aussi le long des rues... ceci pour éviter les campings sauvages sur la moindre parcelle de terrain, voire jardinet accessible aux festivaliers sans abri


 tout ceci sous le regard du  barde breton Glenmor ; Émile Le Scanff à l'état civil, dit également Milig ar Skañv en breton, était un auteur-compositeur-interprète, écrivain et poète de langue française et bretonne engagé dans la défense de l'identité bretonne, né le 25 juin 1931 à Maël Carhaix décédé en 1996 et qui nous regarde ici depuis le mur de la médiathèque qui porte son nom
j'allais l'écouter du temps de ma jeunesse folle dans un troquet enfumé derrière la préfecture de Quimper
Il a écrit et chanté de sa voix extraordinaire des chansons que j'aime énormément dont celle-ci
                      Et voici bien ma terre:
Et voici bien ma terre
la vallée de mes amours
quand bien même se lève
en fleur de bruyère
la graine d'insoumission
je retrouve ici ma terre
la vallée de mes amours
en ma chaumière
se refont les vents du nord
traînant dans leur colère
Ie duvet des oiseaux morts
et la sombre demeure
qui se rit de la pluie
se refait d'heure en heure
beauté sans nuages
et nuages sans oubli
et voici bien ma terre
la vallée de mes amours
ce fut la rosée de mai
qui fit partir l'enfant
en quête de nouvelles rosées
tout est gîte au printemps
ce fut décembre qui ramena l'oiseau
aux granges du passé
l'hiver il n'est qu'un nid
un visage sans appel
cette odeur de fumée
piquée de gel
et voici bien ma terre
la vallée de mes amours
voici venir ailé de nuages
le sourire d'une mère
cheveux blancs en bandeau de lumière
c'est bien ici ma terre
la vallée de mes amours

quand j'allais passer le journée à Pontivy avec ma mère j'écoutais souvent son album dans ma voiture en rentrant chez moi et j'ai encore la gorge serrée en lisant les dernières lignes
Vous allez trouver la vidéo dans le message suivant envoyé en même temps

il y en a une autre que j'aime beaucoup: "ce bonheur là...vois tu ma mie ne meurs pas....."



Glenmor - Le Retour

vendredi 11 juillet 2014

petit intermède breton

revenus quelques jours dans le golfe du Morbihan nous marchons le long du sentier qui va de Port Navalo à Arzon; à la branche abandonné en plein vent, se balançe , le cerf volant  bien accroché
puis un peu plus loin ce brave cormoran qui faisait, comme souvent, l'éventail. Il avait dû beaucoup plonger et devait se sécher les plumes.

jeudi 3 juillet 2014

Ouzbékistan Boukhara

nous repassons près de la forteresse de l'Emir
pause pendant la visite


on vient visiter le Tchor Minor petit monument perdu dans des ruelles; son nom signifie 4 minarets, en fait ce sont des tours qui marquait l'entrée d'une madrasa aujourd'hui disparue, construite en 1807 par un marchand turkmène. Chaque tour symbolisait une ville: Termez, Teniau, Ourgentch, la Mecque

pour réparer les fils ou tuyaux pas de problème : tout est visible

on ne peut visiter Boukhara sans parler de Nasreddine Khoja; un personnage méconnu en Europe mais très connu dans le monde arabe, du Maghreb en Asie centrale et même en Chine et en Mongolie , pour ses aventures:c'est un derviche , il est comique, sage ,rusé un peu Robin des bois se moquant de l'autorité. On raconte quantité d'histoires, de paraboles dont il serait la source. A Boukhara, où s'élève cette superbe statue il ne fait aucun doute que c'est un enfant du pays. Les enfants adorent monter sur le dos de l'âne
il est toujours sur son âne (aussi célèbre que lui)et sa statue tient une pièce de monnaie, rappelant sa légende. Un jour que l'émir sortait de la mosquée, il trébucha et tomba dans le bassin juste en face. Il ne savait pas nager et hurlait pour qu'on le sauve mais c'était un homme cruel et avare, aussi personne ne se pressait pour le secourir. Il promit la moité de sa fortune à celui qui le sauverait ..... Tout le monde sauta dans le bassin et chacun essaya de le ramener au bord, il était si avare qu'il se ravisa et se débattit pour ne pas partager son immense fortune. C'est alors qu'apparut, là où est sa statue, Nasreddine sur son âne , une pièce de monnaie à la main, il dit:" Emir,cette pièce est pour toi, si tu peux venir la chercher" L'Emir poussé par son amour de l'argent agita tant ses bras et jambes qu'il arriva au bord..il courut vers Nasreddine en lui réclamant la pièce. le sage lui jeta la pièce et lui dit "maintenant tu dois tenir ta promesse, faite devant tout ce monde"Le lendemain l'émir remit au derviche l'argent que Nasreddine s'empressa de distribuer aux plus pauvres.
et oui surprise, au cours de ce voyage il y a eu une conversion subite avec tout cela comporte.....mais rassurez-vous; après un temps de réflexion j'ai repris mes esprits et ai quitté ce carcan

                                            quand le soir descend sur Boukhara!


une des nombreuses histoires de Nasreddine
Des gardes viennent arrêter Hodja. Le sultan veut le confronter avec les sages les plus éminents du pays, qui l'accusent d'hérésie. Pour sa défense, Hodja demande qu'on donne de quoi écrire aux savants. Il les invite à répondre par écrit à une seule question : « Qu'est-ce qu'un pain ? »

Et puis, il lit les réponses à l'assemblée :
- Pour le juriste, le pain est une nourriture.
Pour le physicien, c'est de la farine et de l'eau.
Pour le théologien, un don du Ciel.
Pour le géographe, une pâte cuite.
Pour le philosophe : cela dépend de ce qu'on entend par "pain".
Pour le médecin, c'est une substance nutritive.
Enfin, pour l'historien, personne ne sait ce que c'est.

Puis, il se tourne vers le sultan et dit :
- Seigneur, ils sont incapables de se mettre d'accord pour définir une chose qu'ils mangent tous les jours. Comment pourraient-ils décréter d'un commun accord que je suis un hérétique ?

je connaissais déjà  ce sage, logique  et toujours drôle dans les "contes philosophiques du monde entier"  de JC Carrière que je lis et relis toujours avec plaisir